Les actions sur l’eau

Amélioration de la ressource en eau

Ce qu’il ne faut pas jeter dans les réseaux...

On entend par réseaux, les eaux usées qui proviennent des toilettes, évier...) mais aussi les grilles d’eaux pluviales.

Les objets à ne pas jeter sont :
- Protection féminines, couches, préservatifs…
- Lingettes.
- Graisses, huiles de cuisine…
- Déchets solides, ordures ménagères (même après broyage).
- Carburants, huiles de vidange…
- Produits chimiques (peintures, désherbants…).
- ...
Ces produits doivent être jetés à la poubelle ou emmenés à la déchetterie.

L’accumulation des déchets solides, et principalement les lingettes, dans les réseaux d’assainissement et dans les dégrilleurs de stations d’épuration a différentes conséquences :
- Obstruction des canalisations et des dégrilleurs en entrée de station d’épuration.
- Evacuation du surplus des eaux usées directement dans la rivière.

Ces rejets d’eaux usées dans le milieu naturel avec les déchets impactent fortement la qualité de la ressource en eau.

Qu’est-ce qu’une station d’épuration ?

Une station d’épuration est un équipement dont le fonctionnement repose sur des processus physiques et biologiques.

En cas de mauvais entretien des installations, ces processus sont perturbés. Cela peut engendrer des rejets de mauvaise qualité au milieu naturel.
Même si certaines opérations d’entretien sont communes à toutes les stations d’épuration (nettoyage du dégrilleur, entretien des abords…), la périodicité et le type d’interventions dépendent du procédé de traitement mis en place.

Les différentes filières de traitement des eaux usées

Les boues activées

Ce procédé est utilisé lorsque la quantité de pollution à traiter est généralement supérieure à 1000 équivalents habitants et/ou en cas de présence d’effluent industriel.
Ce procédé de traitement est relativement technique et demande du personnel qualifié.

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Les filtres plantés de roseaux

Les eaux usées transitent à travers deux étages de filtres plantés de roseaux, divisés en plusieurs lits. Ces filtres sont composés de graviers et de sables servant de support aux micro-organismes. Les roseaux ont pour rôle de percer la croûte présente en surface afin d’aérer les filtres et ainsi favoriser le développement des bactéries épuratrices.

Mode d’entretien :
- Alternance de l’alimentation des filtres 1 à 2 fois par semaine.
- Vérification de fonctionnement des dispositifs de bâchée.
- Faucardage des roseaux tous les ans en fin d’automne.
- Extraction des boues présentes sur les filtres tous les 10 ans.

Les filtres à sables

Les eaux usées subissent un prétraitement par l’intermédiaire d’une fosse toutes eaux et rejoignent ensuite un filtre à sable composé de plusieurs lits. Ce filtre sert de support aux micro-organismes responsables de l’épuration.

Mode d’entretien :
- Vérification de fonctionnement des dispositifs de bâchée.
- Alternance de l’alimentation des lits.
- Vidange de la fosse toutes eaux dès qu’elle est pleine.

Les lagunages

Les eaux usées transitent dans différents bassins. Le traitement s’effectue grâce à un équilibre biologique entre les micro-organismes (bactéries, phytoplancton et zooplancton).

Mode d’entretien :
- Surveillance de l’état des digues (érosion, présence de rongeurs, colonisation de la végétation…).
- Curage des bassins environ tous les 10 ans.

Les lits bactériens

Après avoir été prétraité par un décanteur digesteur, l’effluent transite à travers une colonne composée de matériaux poreux type pouzzolane, servant de support à la biomasse épuratrice.

Mode d’entretien :
- Entretien des pompes et du dispositif d’aspersion.
- Vidange du décanteur digesteur tous les 6 mois.

Qu’est ce qu’une étude "Diagnostic des systèmes d’assainissement collectif ?

Il s’agit d’une étude permettant à une collectivité d’établir un véritable état des lieux de ses infrastructures d’assainissement dans sa globalité. Elle concerne les réseaux, les stations d’épuration ainsi que tous les ouvrages liés (pompes de relevage, déversoirs d’orages, etc.).

Ce type d’étude met en lumière les principaux dysfonctionnements des installations de façon à aboutir à un programme pluriannuel de travaux hiérarchisés en fonction de leur efficacité vis-à-vis de la protection du milieu naturel.

Une étude diagnostique des systèmes d’assainissement collectif est généralement découpée en 4 phases :

Phase 1 : Etat des lieux des ouvrages


- Recueil de données : population, industries, qualité des cours d’eau…
- Inventaire des ouvrages : reconnaissance des réseaux et des stations d’épuration…
- Recensement des anomalies.
- Mise à jour du plan des réseaux sous informatique.

Phase 2 : Campagne de mesures de débit et de pollution


- Mesures de débit sur les points stratégiques du réseau (mesures généralement réalisées sur 3 à 4 semaines).
- Bilan de fonctionnement des stations d’épuration (mesures physico-chimiques).
- Recherches nocturnes des eaux claires parasites
La nuit, très peu d’eaux usées sont présentes dans les réseaux d’assainissement.
On admet donc que le débit mesuré correspond en grande partie à des eaux claires parasites.

Phase 3 : Investigations complémentaires


Les mesures réalisées en phase 2 ne permettent pas de localiser précisément les dysfonctionnements.
C’est l’objectif de cette troisième phase :
- Inspections "télévisées" des réseaux d’assainissement à l’aide d’une caméra autotractée (ex : localisation des défauts d’étanchéité du réseau).
- Tests à la fumée
Ils permettent de mettre en évidence les inversions de branchement (les eaux pluviales sur le réseau des eaux usées).
Pour ce faire, un fumigène (paraffine alimentaire) est injecté dans le réseau d’eaux usées et la fumée se propage dans toutes les canalisations.
Dans le cas d’une inversion, la fumée blanche s’évacue au niveau des chéneaux, des avaloirs de voirie…
- Tests aux colorants (injection d’un colorant dans une habitation) Ils permettent de contrôler la destination des rejets d’eaux usées.

Phase 4 : Schéma général d’assainissement

- Élaboration d’un programme de travaux cohérents et hiérarchisés suite aux dysfonctionnements recensés sur le terrain.
- Mise à jour du zonage d’assainissement.

Les différents types de travaux suite aux dysfonctionnements recensés peuvent être :
- Réhabilitation ou remplacement de la station d’épuration pour diminuer l’impact du rejet dans le milieu naturel.
- Suppression des inversions de branchement (eaux usées dans le réseau d’eaux pluviales) pour supprimer les rejets directs au milieu naturel.
- Remplacement ou réhabilitation du linéaire de canalisation non étanche pour éliminer les eaux claires parasites.
- Mise en séparatif de réseaux unitaires afin de diminuer les eaux claires parasites.
- Réglage, remplacement ou suppression de déversoir d’orages.

Un contrat de rivière, un enjeu pour tous

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