Un territoire d’eau

Le patrimoine

De l’eau propre pour les petits poissons !

Etat du peuplement piscicole

Tous les cours d’eau du bassin versant sont des rivières de montagne à truite. Malheureusement la pollution en aval des zones urbaines a bouleversé l’équilibre des populations piscicoles. C’est pour cela que la Cance en aval d’Annonay a été déclassée en deuxième catégorie. Pêche électrique Afin de connaître l’état des populations de poissons, plusieurs études et pêches électriques ont été réalisées. Elles ont pu démontrer une grande productivité naturelle du poisson sur la Cance en amont de Villevocance et la Déôme en amont de Bourg Argental. En effet, sur ces portions de cours d’eau et leurs affluents, les truites dénombrées sont largement plus nombreuses que les quantités théoriques attendues. Ceci s’explique par la grande qualité des habitats et aussi par l’absence de perturbations importantes (pollutions, prélèvements d’eau ...)

Les données sur la Cance entre Villevocance et Annonay et sur la Deûme en aval de Bourg Argental sont plus mitigées. Si des populations de truite fario sont encore bien présentes, leur abondance n’est pas optimum et fluctue d’année en année. L’impact de la station d’épuration de Villevocance et les prélèvements d’eau (arrosage des jardins) impactent fortement les populations de la Cance en période de basses eaux. De même, sur la Deûme les différentes agglomérations traversées (Bourg Argental, Saint Marcel lès Annonay, Boulieu lès Annonay, Annonay) apportent leurs lots de pollution. Ce secteur est soumis aussi à des prélèvements d’eau importants (industrie et agriculture) et à des pollutions accidentelles répétitives qui déciment les populations de poisson les plus fragiles comme la truite fario.

La Cance en aval d’Annonay reçoit la pollution de l’ensemble de la population du bassin versant (50 000 habitants) et aussi des nombreuses industries présentes (teintures, papeteries, tissages ...). L’impact est très important. La truite est largement en sous-effectif par rapport au potentiel de la rivière. Mais il faut noter la grande amélioration depuis le début des années 1990, époque où plus un seul poisson ne vivait en aval d’Annonay. La truite est en effet en phase de reconquête dans le secteur des gorges et de nombreux pêcheurs rêvent d’une rivière Cance redevenue une des rivières à truite les plus fameuses de la région Rhône-Alpes.

Les principales espèces piscicoles


- La Tuite fario : espèce emblématique, c’est le seul poisson à être présent partout dans le réseau hydrographique.
- Le Vairon : espèce d’accompagnement typique de la Truite fario. Il est bien répandu. La plus belle population se situe entre Villevocance et Annonay.
- Le Goujon : c’est une espèce qui tolère la pollution. L’amélioration de la qualité de l’eau contribue néanmoins à son développement. Il est bien présent sur les parties avals et médianes de la Cance et de la Deûme.
- La Loche franche : cette espèce d’accompagnement de la truite est peu abondante dans le bassin. Ce poisson de "friture" se rencontre surtout sur la Deûme entre Annonay et Bourg Argental.
- Le Chevaine : c’est l’espèce opportuniste par excellence. Elle domine les peuplements des milieux perturbés notamment sur la partie aval de la Deûme et sur la Cance en aval d’Annonay.
- Le Blageon : ce poisson méridionnal n’est présent que sur la Cance. Une belle population est présente en aval de Villevocance.
- Le Gardon : ce poisson est présent de manière spontanée dans les Gorges de la Cance. Ailleurs, il s’agit de sujets échappés des lacs.

Le castor

Description : Le castor (Castor fiber) est un rongeur de la famille des Castoridés au corps massif et trapu reconnaissable à sa queue écailleuse. Les adultes ont une taille comprise entre 90 et 120 cm (dont 30 à 40 cm pour la queue) et un poids de 12 à 38 kg.

Habitat : Eaux douces et courantes, la présence d’une ripisylve est indispensable.

Activité : Essentiellement nocturne, il passe la journée dans son abri généralement un terrier creusé dans la berge dont les entrées sont situées sous l’eau. Le castor vit en groupe familial dont le territoire s’étend sur 1 ou 2 km de cours d’eau.

Reproduction : Le castor a une portée annuelle de 1 à 3 petits qui naissent d’avril à juillet.

Alimentation : Végétal uniquement. En été, il se nourrit principalement de plantes aquatiques et de feuilles. De l’automne au printemps, il abat des arbustes voire des arbres pour se nourrir de l’écorce et des rameaux.

Répartition : Historiquement le castor occupait l’ensemble du territoire français. Chassé, piégé, une centaine d’individus subsistait à la fin des années 1800. Aujourd’hui le castor est une espèce protégée, elle est actuellement de nouveau bien présente sur le bassin du Rhône entre Lyon et La Méditerranée.

Répartition locale : Une famille est installée depuis longue date sur la basse Cance (communes de Vernosc et Quintenas). Des individus sont à priori à la recherche de nouveaux territoires comme l’attestent des indices de présences relevés dans la vallée de la Vocance. Par contre aucune présence de castors n’a été signalé sur la Deûme. La partie couverte à Annonay semble lui aiguiser quelques réticences.

Pour en savoir plus :
Association Castor et Homme
27 avenue Léon AUBIN
26250 LIVRON SUR DROME
Le site Castor et Homme

Le triton crêté

Description : Le triton crêté est le plus grand représentant de la famille des tritons, les femelles peuvent atteindre 18 cm.

Habitat : Eaux stagnantes assez profondes et riches en végétation.

Activité : Après un hivernage assez long hors de l’eau, on rencontre les premiers tritons en mars. D’un naturel assez lent, ils se déplacent sur le fond de la mare, dans les zones peu profondes. A la fin de l’été, ils quittent de nouveau la mare pour mener une vie terrestre.

Reproduction : Après l’accouplement la femelle pond environ 300 oeufs blanchâtres sur les feuilles des plantes aquatiques. 15 à 20 jours plus tard, les larves éclosent et mènent une vie indépendante. Après la métamorphose, les jeunes tritons quittent la mare pour se réfugier sous les pierres ou les souches d’arbres.

Alimentation : Son régime alimentaire est composé de petits insectes, de larves, de mollusques, de têtards, de lombrics, de limaces.

Répartition : Il est présent sur une grosse moitié nord de la France. Ses effectifs sont en très forte régression notamment en raison des pollutions et de la disparition des zones humides.

Répartition locale : Cette espèce de triton n’était pas connue en Ardèche. Elle a été découverte recemment, d’abord dans la région de Crussol puis en 2004 par Vincent Palomares sur les communes de Saint Cyr et Vernosc, essentiellement dans de petites mares sur des secteurs de pâturage. Il s’agit des seules données pour le département de l’Ardèche.

Statut de l’espèce : Le triton crété est totalement protégé sur tout le territoire français.

L’écrevisse à pieds blancs

Description : L’écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes) est un petit crustacé de 13 cm environ. De colloration brun-verdatre dessus, le dessous est blanchâtre.

Habitat : Cette espèce vit dans les eaux courantes et fraîches des torrents et petites rivières. Elle affectionne particulièrement les cours d’eau riches en blocs et pierres avec une présence importante de racines en berge.

Activité : L’écrevisse est active essentiellement la nuit. La journée, elle se maintient dans son abri.

Reproduction : L’accouplement a lieu en automne lorsque l’eau est en dessous de 10°C. Elle pond entre 80 à 100 oeufs que la femelle conserve et incube sous sa queue.

Alimentation : L’écrevisse à pieds blancs se nourrit principalement de petits crustacés. En été, la végétation est une source de nourriture non négligeable pour les adultes.

Répartition : Présente sur tout le territoire français, son aire de répartition est en forte régression en lien avec la dégradation de la qualité des cours d’eau.

Répartition locale : Un inventaire a été mené au cours de l’été 2006 par le Syndicat des Trois Rivières en partenariat avec les associations de pêche. Historiquement présente sur tous les cours d’eau en amont d’Annonay, elle est aujourd’hui présente que sur quelques kilomètres de deux petits cours d’eau situés sur les têtes de bassin versant.

Statut de l’espèce : En voie de disparition, l’écrevisse est strictement protégée au niveau national.

Le cincle plongeur

Description : Le cincle plongeur (Cinclus cinclus) est un petit oiseau trapu et rondelet aux ailes courtes, larges et arrondies et à la queue courte souvent relevée. De couleur brun chocolat il est reconnaissable à sa gorge et poitrine d’un blanc pur. Il mesure environ 18 cm pour un poids de 55 à 75 g.

Habitat : Il affectionne particulièrement les eaux rapides des rivières et torrents avec présence de blocs et rochers.

Activité : Diurne. C’est un oiseau solitaire. Il se nourrit sous l’eau. Il plonge et nage avec aisance. Il peut rester immergé jusqu’à 10 secondes.

Reproduction : Il construit un nid imposant de mousse surplombant la rivière. Il pond 4 à 5 oeufs deux fois par an entre mars et mai. Il peut vivre jusqu’à 8 ans.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement d’insectes et larves aquatiques qu’il recherche en marchant sur le fond de la rivière en remontant le courant.

Répartition locale : C’est un oiseau bien présent sur les rivières du bassin versant de la Cance. On peut même l’observer sur la Cance en plein centre ville d’Annonay.

Un contrat de rivière, un enjeu pour tous

Syndicat des 3 rivières - Château de la Lombardière - BP 8 - 07430 DAVEZIEUX - Tel : 04.75.67.66.75 - Fax : 04.75.67.24.58 - email : contact@3rivieres.fr

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